Ses parents ont parcouru 6 854 km depuis la Martinique pour le voir défiler
Publié le 16/07/2026
Épisode 2 : pour son premier défilé du 14-Juillet à Paris, le second maître (SM) Nicolas a bénéficié d’un soutien de taille : ses parents, venus de Martinique. Une journée mémorable.

Lorsqu’il a appris sa sélection, le SM Nicolas a ressenti une grande joie et beaucoup d’honneur. Originaire de la Martinique, il vient tout juste de participer à son premier défilé sur les Champs-Élysées. « J’étais très fier d’avoir battu le pavé avec mon unité pour la fête nationale », raconte-t-il. Depuis son plus jeune âge, il regardait la retransmission du défilé à la télévision avec ses parents sur l’île. Pouvoir un jour descendre l’avenue était un rêve, désormais devenu réalité. Il ne s’attendait pas à ce que cette opportunité se présente si vite, après seulement trois ans de services, « certains attendent des années avant d’être sélectionné. C’est un grand honneur. Pour moi, le 14 juillet est une journée d’honneur et de mémoire. Les valeurs que je m’efforce d’incarner au quotidien y trouvent une résonance particulière. »
À l’annonce de cette nouvelle, ses parents, très fiers, lui ont immédiatement fait part de leur volonté de venir le voir. Neuf heures d’avion et 6 854 kilomètres plus tard, ses parents ont pu l’applaudir de près et le soutenir de vive voix. De quoi pousser le SM Nicolas à donner le meilleur de lui-même lors de la descente des Champs : « C’était une immense fierté de pouvoir défiler devant mes parents qui sont venus expressément de la Martinique pour me voir ».
Ce défilé, en plus d’être son premier, avait une symbolique forte puisqu’il prend place pendant l’année des 400 ans de la Marine. Nicolas a le sentiment « de faire partie d’un grand groupe qui n’a cessé d’évoluer et de s’agrandir au fil des siècles depuis sa création. » En outre, faire partie de l’équipage de la frégate de défense et d’intervention (FDI) Amiral Ronarc’h, nouveau bâtiment de la Marine, permet de faire le lien entre le passé et le futur de la Marine.
C’était une immense fierté de pouvoir défiler devant mes parents qui sont venus expressément de la Martinique pour me voir
C’est par vocation que le SM Nicolas s’est engagé dans la Marine en 2023. Après cinq mois à l’École de maistrance à Brest, il a obtenu son brevet d’aptitude technique (BAT) en qualité de détecteur anti-sous-marin (DEASM) à Saint-Mandrier.
À présent de spécialité DEASM à bord de la FDI Amiral Ronarc’h, le SM Nicolas est chargé de déterminer ce qui se trouve autour ou en dessous du bâtiment grâce au sonar. Il doit savoir si l’élément repéré est un animal, une épave ou encore un sous-marin, en écoutant les sons ou en envoyant une émission sonar.
Lors d’une escale avec son bâtiment en Martinique, il a eu la chance de faire visiter la FDI à sa famille. « J’ai pu montrer plus concrètement mon métier et mon environnement de travail à mes parents, j’ai vu une grande joie dans leurs yeux. »
J’ai la chance d’exercer un métier où aucune journée ne ressemble à une autre
Pour rien au monde il ne changerait de métier. « J’ai la chance d’exercer un métier pour lequel aucune journée ne se ressemble. J’ai pu découvrir des endroits magnifiques, comme New-York qui était un véritable rêve d’enfant pour moi. Je vois des choses extraordinaires, comme des aurores boréales, des dauphins, le décollage d’une fusée… Être marin, c’est vivre une aventure humaine incroyable en rencontrant des personnes formidables. »