Portrait de réserviste : major François, contrôleur aérien au centre de coordination et de contrôle en Atlantique (CCMAR)

Publié le 16/04/2026

Auteur : DPM/PM3

Après une carrière bien remplie, le major François a choisi en 2017 d’intégrer la réserve pour prolonger son engagement.

Pour lui, l’uniforme n’a jamais été une option, mais une évidence. Dès 1980, alors lycéen à Nantes, il pousse la porte de l'une des toutes premières préparations militaires Marine (PMM).

« J’avais besoin de voir concrètement ce qu’était l’Institution », se souvient-il.

 Ce besoin de concret ne l'a jamais quitté. Porté par un héritage familial et un respect profond pour ses aînés, il embrasse une carrière de contrôleur aérien qui le mènera au sommet de sa spécialité.

Comment avez-vous découvert la réserve ?

« Au cours de ma carrière de marin, j’ai travaillé avec plusieurs réservistes. Je me souviens particulièrement d’un ancien réserviste rencontré en 2001, à Brest. Il venait nous remplacer pendant les bordées de permissions. Il parlait de sa vie civile et de son engagement militaire avec simplicité. Cette idée d’une double vie professionnelle, d’une continuité, d’un engagement qui ne s’arrête pas totalement, m’a marqué. Je me suis dit que, le moment venu, je ferais sans doute le même choix. »

D’abord mobilisé sur des missions de rayonnement (JDC, CIRFA, salons étudiants), le major François est aujourd’hui affecté au centre de coordination et de contrôle en Atlantique, près de Brest, où il exerce comme contrôleur aérien dans l’aéronavale. Titulaire de la qualification de contrôleur superviseur, il occupe selon les besoins des postes d’opérateur, de chef de quart ou d’instructeur.

Qu’il s’agisse de renforcer les équipes lors de pics d'activité ou de participer à des exercices d'ampleur - comme une opération de contre-terrorisme maritime à Rochefort en 2025 - sa mission demeure la même que lorsqu’il était dans l’active : assurer la continuité des opérations et la sécurité des vols.

 

Votre plus grande satisfaction ?

 

Celle de voir un aéronef accomplir sa mission et revenir en sécurité. Malgré la fatigue et les longues heures de quart, savoir que l’on a contribué à cette réussite est une récompense discrète mais profonde.

 

Quel conseil donneriez-vous à une personne tentée de rejoindre la réserve ?

« La réserve nécessite conviction et constance. Mais elle offre également l’opportunité de poursuivre son engagement, de transmettre son expérience ou acquérir une première expérience professionnelle tout en donnant du sens à son parcours. »