Orion 26 : test grandeur nature pour le data hub embarqué du PHA Tonnerre

Publié le 23/02/2026

Auteur : EV1 Céleste Guiho, ASP Mathilde Gautier et EV2 Titouan Lechevallier

Fin janvier, avant le départ de l’exercice interarmées et interalliées Orion 26, le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre a fait un essai à taille réelle du data hub embarqué.

A la veille d’Orion 26, le PHA Tonnerre a été équipé d’un data hub embarqué (DHE). A peine installée, cette grande armoire remplie de serveurs informatiques a été prise en main par un aspirant polytechnicien du bord ainsi qu’un réserviste opérationnel issu de la flottille de réserve spécialisée du numérique et du cyber.

Pour ce dernier, l’enseigne de vaisseau (EV) Malo, « le DHE n’est pas une découverte, j’ai déjà travaillé sur cet outil sur le porte-avions Charles de Gaulle où il est déjà installé depuis quelques temps », retrace-t-il.

La différence est plutôt sur l’usage qui sera fait de ce DHE par l’équipage du PHA et les détachements qui embarquent régulièrement à bord. L’exercice Orion est alors le moment idéal pour connaitre les besoins de ces détachements, tous à bord du PHA pour l’occasion, et de réaliser de premiers tests.

Très vite les besoins sont établis : « pour un PHA le DHE va être utile pour nous aider à la conduite des opérations amphibie », s’accordent le commandant de la Flottille amphibie et le chef de l’état-major embarqué de la force amphibie de l’exercice Orion. L’EV Malo liste : « le DHE va centraliser les données techniques des plages, la météo, les données techniques des engins de débarquement ou encore les retours d’expériences des précédents débarquements amphibies ».

Une fois toutes ces informations ingérées par le DHE « l’objectif est de produire une visualisation de ces informations pour aider au choix du lieu de mise à terre des forces amphibies », résume le capitaine de vaisseau Olivier, chef de l’état-major embarqué de la force amphibie de l’exercice Orion. L’idée est ainsi de compléter les différents logiciels déjà existants mais qui ne concatènent pas l’intégralité des données nécessaires, et d’éviter à l’humain de recroiser une multitudes d’informations disséminées sur divers supports.

Autres gros avantages de ce data hub : « il pourra être évolutif, à terme les acteurs des débarquements amphibies aimeraient pouvoir y trouver les informations relevées par d’autres navires grâce à l’interconnexion des DHE, ou encore la situation tactique de la plage sélectionnée pour débarquer pour savoir d’avance si la zone est à l’ennemi ou s’il y a des mines ou des câbles sous-marins à proximité par exemple », imagine l’EV Malo.