L'ASP Coralie et ses camarades larguent les amarres
Publié le 17/07/2026
Embarquez avec l’ASP Coralie pour « nourrir un rêve », celui du premier embarquement. Sur le BSAM Loire, elle a passé une semaine entre découverte de la vie en équipage et des métiers du bord.

J’y ai découvert la vie embarquée, les métiers du bord et la force de l’esprit d’équipage, avec les aspirants Jules et Yanis ainsi que Jeanne, apprentie graphiste dessinatrice.
21.05
Premières vagues
Le grand jour est enfin arrivé ! Depuis la base navale de Toulon, nous rejoignons le BSAM Loire déjà en mer. Une arrivée qui donne immédiatement le ton de l’aventure !
À bord, l’équipage B nous réserve un accueil chaleureux. Qui dit première journée dit aussi premiers quarts. Direction les machines pour découvrir le fameux « zérac ». De minuit à quatre heures du matin, le second maître Antoine et le matelot Ricky, experts des machines, m’offrent une immersion au cœur du bâtiment et m’expliquent le fonctionnement de la propulsion. Une première approche fascinante de l’envers du décor.
22.05
Une escale de toute beauté
À Ajaccio, le BSAM vient s’amarrer au quai, avec cette précision qui caractérise les manœuvres militaires. Mêlés à l’équipe des manœuvriers, nous observons les gestes coordonnés des marins tout en les assistant. Chaque manœuvre, même la plus usuelle exige rigueur et maîtrise technique.
Qui dit première journée dit aussi premiers quarts
24.05
Fin de l’escale
L’avant-appareillage débute. Aux côtés des mécaniciens et des manœuvriers, nous suivons les vérifications effectuées avant le départ. Chaque équipement est passé au crible. Une leçon discrète mais essentielle car en mer, la réussite d’une mission se prépare très en amont, quand le bateau est encore à quai.
25.05
L’appareillage débute et nous avons la chance de pouvoir descendre et ranger le pavillon des couleurs. Soudain, un appel retentit : « Homme à la mer ! » Pas d’inquiétude, il s’agit d’un exercice. Le mannequin Oscar est à l’eau et, en quelques secondes, tout l’équipage est mobilisé. L’embarcation de drome opérationelle (EDO) est mise à l’eau avec son plongeur et son équipe de récupération. Moins de cinq minutes plus tard, Oscar est récupéré. Mission accomplie ! À peine cet exercice est-il terminé qu’un scénario incendie est déclenché. Pompiers lourds et équipes de soutien : chacun rejoint immédiatement son poste. Ces entraînements sont essentiels pour intégrer les nouveaux embarqués et garantir une réaction rapide et coordonnée en situation réelle.
L’après-midi, changement d’ambiance : j’assiste à la séance d’entraînement au tir au Glock 17 sur la plage arrière. Au milieu de la séance, l’enseigne de vaisseau Romain ordonne une suspension de la séquence : une baleine apparaît à proximité du bâtiment. Un spectacle aussi inattendu qu’impressionnant, qui rappelle le privilège de vivre ces moments en mer. La nuit venue, le BSAM effectue une prise de coffre. Cette manœuvre exigeante permet de réduire les contraintes sur les moteurs et d’alléger les quarts afin de favoriser le repos de l’équipage.

26.05
Les pompiers du bord nous initient au TP3
Casqués et équipés, nous découvrons une infime partie des exigences de ceux qui interviennent au feu. Le « patron » (premier maître) Anthony et le matelot Tom nous apprennent à nous déplacer avec trois points d’appuis à terre et à indiquer le chemin à son équipe.
Lors de la pause déjeuner, nous partageons un moment à la cafétéria (carré des équipages) et découvrons un autre aspect essentiel de la vie embarquée : la cohésion. Nous participons notamment à la « souille ». Les mains dans la plonge, ce qui pourrait être perçu comme une corvée devient rapidement un moment de convivialité, rythmé par la bonne humeur et la musique des matelots.
La sortie en EDO : une expérience où il vaut mieux bien s'accrocher. Sensations garanties
27.05
Après le TP3, place au TP4
Cette fois, nous prenons en main la lance incendie pour apprendre à différencier les types de jets et à expérimenter les techniques d’inertage du feu. À bord d’un navire, le feu reste l’un des risques les plus redoutés : l’entraînement est donc permanent. Moment plus léger de la journée : le bosco nous propose une sortie en EDO. Une expérience particulièrement dynamique où il vaut mieux bien s’accrocher. Sensations garanties !
28.05
Dernier lever de soleil, dernier quart en passerelle
De six heures à huit heures, je rejoins le quartier-maître (QM) Louis pour la fin de son quart juste avant l’accostage à Toulon. Le soleil se lève une dernière fois sur notre stage « Embruns ». Le QM partage sa gratitude de pouvoir admirer chaque jour de tels paysages. Quelques heures plus tard, la Loire accoste à Toulon. L’aventure touche à sa fin, mais les souvenirs resteront.
Merci à tout l'équipage du BSAM Loire
Merci pour son accueil, sa disponibilité et sa volonté de transmettre son savoir-faire. Grâce à lui, plus qu'un bâtiment : nous avons découvert une véritable famille de marins.