L'action de l'état en mer : le second pilier de la gendarmerie maritime

Publié le 16/10/2025

Auteur : Philippe Brichaut

Pour agir dans ses eaux territoriales et zones économiques exclusives, la France a créé la fonction « garde-côtes », coordonnée par le Secrétariat général de la mer et par les préfets maritimes.

Patrouilleur Gendmar

Placée sous l'autorité du Premier ministre, elle est constituée de l’action de toutes les administrations disposant de moyens en mer. La gendarmerie maritime est l’un de ces acteurs.

L'action de l’état en mer est constituée de 45 missions réparties dans dix domaines. Si la Gendarmerie maritime peut être amenée à intervenir dans quasiment toutes, son cœur de métier réside dans la surveillance des approches, la police en mer et la sûreté maritime. Agissant principalement dans les eaux territoriales avec ses moyens nautiques : vedettes côtières de surveillance maritime (VCSM), pelotons de sûreté maritime et portuaire, ou encore embarcations semi-rigides des brigades de surveillance du littoral (BSL), elle peut aussi intervenir plus loin (jusqu’à 200 nautiques) notamment grâce à ses patrouilleurs côtiers.

Sa première mission, c’est la surveillance des approches maritimes. C’est « assurer la présence de la République en mer » comme l’explique le colonel Emmanuel Bougon, commandant le groupement de gendarmerie maritime de la Méditerranée. « En liaison avec les sémaphores, nous observons et y collectons du renseignement ».

Autre particularité de la gendarmerie maritime par rapport aux autres administrations de la fonction garde-côtes c’est qu’elle peut mener des actions de police en mer. « Nos opérations sont coordonnées par la préfecture maritime mais dès que nous menons une enquête à la suite de la constatation d’une infraction (sur la pêche, les règles de navigation, la pollution…), elle s’effectue alors sous la direction du procureur de la République » explique le colonel. Enfin, dernier grand domaine d’action : la sûreté maritime. Il s’agit comme pour la Gendarmerie nationale, de la protection des personnes et des biens, de la lutte contre la délinquance, les actes de piraterie, voire le terrorisme maritime. « L’une de nos missions les plus emblématiques de ces derniers mois fut la mise en place d’un dispositif particulier pour la Conférence des Nations unies sur l’Océan à Nice en juin dernier », précise le colonel Bougon.